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samedi 5 avril 2014

4 saisons à Vancouver

Hiver
La découverte d'un nouveau pays, d’une nouvelle ville, mon chez moi pour un an, ses rues et ses quartiers que j’arpente, qui deviennent peu à peu familiers, que je commence à faire miens. Chinatown, Granville Island, Gastown, Kitsilano, Commercial drive....


J’ouvre grand les yeux et je m’émerveille…  De cette première fois au bord du pacifique, sur une plage déserte avec une brise glacée qui vient me chatouiller le cou… De cette première fois où j’entrevois de fières montagnes au détour d’une rue … De cette première fois downtown, avec la belle clocktower de Gastown qui rythme mes pas. C'est beau une ville la nuit.


Cette année sera riche d’enseignements, je commence une formation professionnelle d’un an… A ce jour, certainement la plus enrichissante et intensive de ma vie. Les premières semaines, un weekend de promo au Camp Capilano achève de nouer des liens très forts, comme une autre famille loin de la mienne… On est bercés par des légendes autochtones, on chante et on danse, on joue, on rie, on explore, on dessine... Et puis on s'endort au coin du feu. Comme des enfants. 

Et puis des discussions passionnées sur notre métier, sur nos vies et nos envies, autour de pintes bues au pub du coin de la fac ou d’un chocolat chaud de chez « Timmies » (Tim Horton’s), parfois interrompues par un match de hockey… Go Canucks! Les matins sous la pluie, Raincouver mon travel mug me tenant compagnie dans le bus puis dans le skytrain, et la joie retrouvée d’apprendre avec un groupe et des formateurs motivants et motivés.

Je rejoins une colloc multiculturelle et multilingue, une maison du bonheur… Tout près de Deer Lake, un petit eden à deux pas de làEt de ce sushi bar qui devient ma cantine! Parfois j’aime à me perdre dans l’immense centre commercial de Metrotown en faisant mes courses, et puis je ramène des cookies de chez Mrs Field’s pour la route.


Les cerisiers japonais sont en fleur, je me promène le nez en l’air à UBC,  downtown et Elizabeth Park… Il fait beau et j’en profite. Je donne des cours privés chaque vendredi… Et presque chaque vendredi je sors avec mon amie C, on se ballade souvent à Commercial drive ou downtown Et on finit dans des restaus chinois, japonais, thai… on a l’embarras du choix à Hongkouver!

On part en fieldtrips avec la promo... et je fais le plein d'air pur.


Et puis… New York avec Lui (mais ça c’est une autre histoire)… You know you’re in Canada when : les résultats de hockey sont annoncés dans l’avion!

The Vancouver Stanley cup riot… Et une ville en état de choc. Et puis très vite, la solidarité entre les habitants, la belle entraide.


La fête de la musique qui bat son plein et Canada day, une énorme cacaphonie et une bonne humeur contagieuse … Même avec les cours intensifs, là-haut à SFU sur la montagne et les lectures et essais hebdomadaires.... Le soleil brille, la vie est belle.


Les dimanches cuisine du monde dans la colloc, les plats essayés, les okonomyakis improvisés, les recettes testées et échangées, les fous-rires et les discussions plus profondes autour d’un thé… les rooftop nights, les anniversaires, on trinque et on danse… Et le pot de départ déchirant, même si je ne quitte pas encore Van


Les vacances découvertes après la folle intensité du début d’année, Deep Cove, Stanley Park à vélo, UBC et son musée d’Anthropologie, l'art et la culture autochtones, Kitsilano et Victoria… Tant de choses encore à découvrir, si peu de temps.



Stage intensif en école… Boulot, boulot, boulot et siestes de 3heures… Mais j'aime ce que je fais, et le challenge qui m'est proposé.


Et parfois des moments de grâce, comme le fabuleux evening with Neil Gaiman and Amanda Palmer ou ce concert des Kills de près de 2heures 30… Le Thanksgiving Canadien en “famille”, la première d'un chouette documentaire, et les retrouvailles avec ma belle promo… On profite à fond de ces moments trop courts… 


…et hiver
Un an plus tard, fin 2011, je suis dans l’avion de retour et je me souviens des belles choses…  Des belles rencontres, de ma 2ème famille et de cette ville que j’ai aimée. J’ai le cœur lourd, mais j’ai décidé de faire cap vers d’autres aventures…
Mais c’est promis, je reviendrais. Car je suis loin d’avoir découvert tout ce que Vancouver avait encore à m’offrir!

jeudi 20 février 2014

Vous pensez comprendre les Britanniques? Détrompez-vous!

Il est parfois assez difficile de déchiffrer les britanniques, et les anglo-saxons en général. D’un abord souvent très sympathiques, ils ont quand même tendance à trouver des moyens détournés pour vous dire vraiment les choses et à être un peu passifs-agressifs.

Pour la petite anecdote, un prof anglais à l’université nous avait raconté que si on envahissait son espace personnel (c’est-à-dire 30 cm autour de la personne – cela varie selon les cultures), c’était le britannique qui nous disait pardon pour nous faire comprendre que nous étions trop près… Il nous avait d’ailleurs encouragé à tenter l’expérience!

Vous pensez bien faire? Vous pensez que vous êtes écoutés? Soutenus? Détrompez-vous! Voilà un petit tableau qui vous aidera à décoder votre ami(e)/boyfriend/girlfriend/collègue/chef anglo-saxon: 
(le boyfriend britannique et moi on est d’accord pour dire que c’est très vrai!)

CE QUE LES BRITANNIQUES DISENT
CE QUE LES BRITANNIQUES PENSENT
CE QUE LES ETRANGERS COMPRENNENT
I hear what you say
(j’entends bien ce que tu dis)
 je ne suis pas d’accord et je  ne veux plus en parler
 Il accepte mon point de vue
With the greatest respect
(avec mon respect le plus profond)
 Tu es un idiot
 Il m’écoute
That's not bad
(c’est pas mal)
 C’est bien
C’est pas terrible
That is a very brave proposal
(c’est une très brave proposition)
 Tu es fou
 Il pense que j’ai du courage
Quite good
(assez bien)
 Un peu décevant
 Assez bien
I would suggest
(je suggererai…)
Fais-le ou prépares-toi à devoir te justifier
Penses-y, mais fait comme tu le sens.
Oh, incidentally/ by the way
(oh, au fait…)
La principale raison de notre discussion est…
Juste en passant, ce n’est pas très important…
I was a bit disappointed that
(j’ai été un peu déçu par…)
Je suis agacé par…
Celà n’a pas vraiment d’importance
Very interesting
(Très intéressant)
C’est clairement du n'importe quoi
Il est impressionné
I'll bear it in mind
(J’y penserai)
J’ai déjà oublié
Il le fera probablement
I'm sure it's my fault
(Je suis sure que c’est de ma faute)
C’est de ta faute
Pourquoi pense-t-il que c’était de sa faute?
You must come for dinner
(Tu devrais venir à diner)
Ce n’est pas une invitation, je suis juste poli.
Je recevrai bientôt une invitation
I almost agree
(Je suis presque d’accord)
Je ne suis pas du tout d’accord
 Il est presque d’accord
I only have a few minor comments
(j’ai juste quelques petits commentaires)
 Il faut tout réecrire/refaire
 Il a trouvé quelques coquilles
Could we consider some other options
(pourrions-nous considérer quelques autres options)
Je n’aime pas ton idée
Il ne s’est pas encore décidé

Cliquez ici pour la source en anglais

dimanche 12 janvier 2014

Luca Fogale - What I Came Here For

Mon coup de coeur musical du moment : "What I Came Here For" par l'artiste canadien Luca Fogale.

J'ai découvert l'univers folk-rock de Luca à Vancouver en 2011 où j'ai eu la chance d'assister à plusieurs de ses concerts dans des bars et clubs locaux, grâce à sa soeur qui était mon amie. 
Depuis, il commence vraiment à se faire connaître et je lui souhaite d'aller très loin car c'est un succès amplement mérité! 
Pourquoi il gagne à être connu ? De très beaux textes, et une voix magnifique, unique, qui nous emporte et nous émeut, seulement accompagnée par une guitare acoustique. Et puis, c'est un gars adorable, modeste, et surtout très talentueux!
Sur ce, je vous laisse enfin découvrir ce chouette petit vidéo clip qui fait chaud au coeur, et qui nous fait découvrir une autre facette de Vancouver (downton east side).

dimanche 3 mars 2013

Le Canada... Vu par les canadiens!

Mon coup de coeur vidéo du mois de mars?
Un film collaboratif à l'inititive de l'office du tourisme du Canada, qui a invité les canadiens à filmer ou photographier leur meilleures expériences de voyage dans le pays pour les partager avec le monde entier. 8206 participants ont fourni plus de 65 heures de rush et plus 7000 photos... Voilà le résultat en 2mn :


Alors, ça vous donne envie d'aller au Canada? Moi ça me donne très envie d'y retourner! 
Je trouve que ce film reflète vraiment ce qui est très essentiel pour beaucoup de canadiens : la nature, à travers les activités de plein air, les animaux sauvages et les phénomènes naturels comme les aurores boréales.

dimanche 6 janvier 2013

Live the language

Mon coup de coeur vidéo pour ce mois de janvier: de fabuleuses petites vignettes sur une ville et sa langue réalisées pour une école de langue (vous pourrez apprendre en prime quelques mots d'espagnol, d'anglais et de mandarin en les regardant ;)
"Live the language": vivez la langue !

Apprendre le francais à Paris

Apprendre l'espagnol à Barcelone

Apprendre l'anglais à Sydney...

...ou à Vancouver!

Apprendre le chinois (Mandarin) à Pékin

samedi 20 octobre 2012

Etudes et stage à l'étranger - mon témoignage

Petit témoignage sur mes expériences à l'étranger (études et stages) publié ici sur le site le coin des voyageurs


           Peux-tu te présenter ?
j’ai 26 ans, je suis française mais je me considère plutôt comme une citoyenne du monde puisque je me sens chez moi partout. Je suis une FLEriste (enseignante de français langue étrangère) globetrotteuse et je ne tiens jamais en place très longtemps! Je suis actuellement à Melbourne en Australie où j’enseigne le français à l’université. J’aime par-dessous tout faire de nouvelles rencontres et découvrir d’autres cultures :)


·         Dans quel pays es-tu allé(e) pour tes études ou ton stage étudiant ? Pour quelle durée ?
J’ai fait à peu près tous les programmes d’échange proposé par ma fac en France!
Pour mon premier échange, Erasmus, je suis allée à Leicester au Royaume-Uni pour une année (2006-2007)
Je suis ensuite retournée à Leicester en tant qu’assistante de langue dans un “college” (fin de collège-lycée) en 2009-2010. Je suis retournée dans la même ville que mon année Erasmus pour raisons personnelles : pour rejoindre mon compagnon qui finissait ses études là-bas! L’école où je travaillais se trouvait à Loughborough, une petite ville à quelques kilomètres de Leicester.
Et enfin, je suis partie un an à Vancouver au Canada en 2011 dans le cadre d’une certification duale (M2 Français langue étrangère à distance et formation professionnelle d’enseignement au Canada) où j’ai effectué plusieurs stages professionnels en école secondaire, en tant qu’élève enseignante de français.

·         Erasmus ou non ?
OUI, OUI et OUI! Quand j’avais 16 ans, je suis allée voir l’auberge espagnole et ce film a changé ma vie… Dès lors je n’avais plus qu’une idée en tête: partir étudier à l’étranger, de préférence en Erasmus!
4 ans plus tard j’ai enfin pu réaliser mon rêve, et depuis je ne cesse de voyager aux 4 coins du monde. Cette année-là, c’était la première fois que je vivais loin de chez moi et j’en ai profité à fond. J’habitais avec 9 autres étudiants internationaux et je me suis créé ma propre auberge espagnole ! Et puis, c’est cliché mais… j’ai rencontré mon compagnon lors de mon année Erasmus!

·        Pour quelles études ? 
     3ème année de licence d’anglais… J’ai toujours aimé les langues, et une licence d’anglais était à mes yeux le moyen le plus rapide d’atteindre mon objectif.

·        Maîtrisais-tu déjà la langue du pays ? 
     je maitrisais l’écrit (j’étais pas en fac d’anglais pour rien!), pour l’oral c’était une autre histoire… j’avais les mots, mais je n’étais pas du tout à l’aise pour parler en classe. Mais en immersion forcée dans un pays, on apprend très vite! Après quelques mois, je n’avais plus aucun problème pour parler, et puis en Erasmus, on est tous dans le même bateau, on est tous en phase d’apprentissage donc personne ne nous juge! Français, rassurez-vous, notre accent est apparemment très sexy et cute ;)
Mon ancienne prof de phonétique devrait faire un tour en Angleterre, personne n’a l’accent de la BBC dans la vraie vie….

·        Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

Le seul point négatif était le manque de suivi de l’université française…
Bizarrement, je me rendue compte que je ne souffrais pas trop de la séparation d’avec ma famille ou mes amis (dans le cas de ces derniers, ils sont très éparpillés donc ça explique aussi..) j’en ai au contraire profité pour faire de nouvelles rencontres! Mais je pense que si je ne m'étais pas aussi bien intégrée à chaque fois, j'aurais eu une expérience plus difficile.


Et pour découvrir de magnifiques endroits! (ici, Vancouver)

      Es-tu satisfait(e) de la qualité des cours ou du stage ?
Très satisfaite en ce qui concerne les études! Les universités anglo-saxonnes sont très différentes de ce qu’on peut expérimenter en France… Quand j’étudiais au Royaume Uni j’ai notamment eu la chance de pouvoir choisir des cours comme “introduction to American cinéma” avec des projections de films toutes les semaines, ou “Jane Austen in History”, l’Histoire au travers des livres d’Austen!
Là-bas, les barèmes de notation sont clairs et honnêtes (le prof ne note pas en fonction de lui comme en France) donc on sait à quoi s’attendre.
A vrai dire, j’ai dû attendre de faire des études au Canada pour enfin être fière de moi académiquement parlant : les cours étaient intéressants et j’ai retrouvé le plaisir de travailler dur pour avoir de bonnes notes (j’étais devenue très très blasée du système francais dès le lycée et faisait le minimum)
En ce qui concerne mon séjour comme assistante de langue, c’était plus mitigé… Disons que la plupart de mes élèves n’avaient vraiment pas envie d’être là, et je n’avais pas beaucoup de libertés pour changer tout ça, préparations aux GCSE et A-Level oblige (examens de fin de secondaire en angleterre)… Ce n’était pas très challenging et c’était même ennuyeux la plupart du temps… Alors j’ai essayé de me rendre plus utile, de prendre des initiatives. Heureusement, la vie en dehors du boulot était très chouette, et je suis beaucoup sortie avec mes autres collègues assistants de français et d’allemand.

·         Comment as-tu financé ce séjour ?
Pour Erasmus, j’étais boursière et j’ai obtenu des aides de la fac, du gouvernement et de l’Europe, et tout ça me suffisait largement pour vivre.
En assistanat j’étais payée et ça me suffisait pour vivre et voyager un peu dans le pays.
Pour mes études au Canada, ce sont mes parents qui m’ont aidée, et ont financé tout mon séjour… j’espère les rembourser quand j’aurais un job stable.

·         Quel type de logement as-tu trouvé ? 
    J’aime partager et découvrir d’autres cultures donc j’ai toujours choisi/trouvé des collocations multiculturelles! Mais bizarrement toutes celles dans lesquelles j’ai habité étaient sans locaux… Malgré cela, et dans tous les cas, la langue « officielle » de mes collocations était l’anglais. Rétrospectivement, j’ai eu beaucoup de  chance, mes collocs se sont toujours très bien passées, même à 12!! (pour 4 mois au Canada).

·         Qu’est-ce que ça t’a apporté ?
Des amitiés pour la vie, une grande ouverture d’esprit, un cahier de recettes bien rempli!
Plus sérieusement, je pense que tous ces séjours m’ont rendue plus mature et indépendante. Je  suis aussi devenue bilingue et j’ai enfin trouvé ma voie (dans l’enseignement du français langue étrangère… à l’étranger!). Bref, je me suis vraiment épanouie!

Un dimanche chinois à Vancouver

·        Gardes-tu des amis internationaux rencontrés pendant cette expérience ?  
     oui, et pas qu’un peu… On peut dire que j’ai maintenant un réseau international, ce qui est très pratique quand on voyage beaucoup et partout! Mais ça veut aussi dire encore plus d’au-revoir L

·         Recommanderais-tu de tenter cette expérience ? Pourquoi ? Quels conseils ?
FONCEZ!! Pour découvrir d’autres cultures, vous faire de nouveaux amis et devenir bilingues! Que cela soit pour des études ou un stage, une expérience à l’étranger sera toujours bénéfique. Même si vous hésitez pour diverses raisons (mal du pays, manque d’argent, etc…), Osez! Lancez-vous! Au final ces désagréments ne seront toujours que minimes face à ce que vous pourrez retirer de cette expérience. Vous en sortirez toujours grandis.

·         Est-ce ça t’a donné envie de voyager, ou de t’expatrier ? Où?
Plus je voyage et plus j’ai envie de voyager, j’ai attrapé le virus lors de mon premier long séjour à l’étranger! Pour l’instant tous mes longs séjours se sont déroulés en pays anglophone grâce à diverses opportunités que j’ai su saisir, mais je ne serais pas contre une expatriation en Asie pacifique avec mon compagnon… à suivre!

Aujourd’hui je suis à Melbourne, mais demain qui sait!

·         Peut-on lire ton parcours sur un blog ?
J’ai seulement commencé à bloguer avant de partir à Melbourne. Mais je compte bien rattraper mon retard, en parlant aussi d’expériences et de voyages passés!