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samedi 20 octobre 2012

Etudes et stage à l'étranger - mon témoignage

Petit témoignage sur mes expériences à l'étranger (études et stages) publié ici sur le site le coin des voyageurs


           Peux-tu te présenter ?
j’ai 26 ans, je suis française mais je me considère plutôt comme une citoyenne du monde puisque je me sens chez moi partout. Je suis une FLEriste (enseignante de français langue étrangère) globetrotteuse et je ne tiens jamais en place très longtemps! Je suis actuellement à Melbourne en Australie où j’enseigne le français à l’université. J’aime par-dessous tout faire de nouvelles rencontres et découvrir d’autres cultures :)


·         Dans quel pays es-tu allé(e) pour tes études ou ton stage étudiant ? Pour quelle durée ?
J’ai fait à peu près tous les programmes d’échange proposé par ma fac en France!
Pour mon premier échange, Erasmus, je suis allée à Leicester au Royaume-Uni pour une année (2006-2007)
Je suis ensuite retournée à Leicester en tant qu’assistante de langue dans un “college” (fin de collège-lycée) en 2009-2010. Je suis retournée dans la même ville que mon année Erasmus pour raisons personnelles : pour rejoindre mon compagnon qui finissait ses études là-bas! L’école où je travaillais se trouvait à Loughborough, une petite ville à quelques kilomètres de Leicester.
Et enfin, je suis partie un an à Vancouver au Canada en 2011 dans le cadre d’une certification duale (M2 Français langue étrangère à distance et formation professionnelle d’enseignement au Canada) où j’ai effectué plusieurs stages professionnels en école secondaire, en tant qu’élève enseignante de français.

·         Erasmus ou non ?
OUI, OUI et OUI! Quand j’avais 16 ans, je suis allée voir l’auberge espagnole et ce film a changé ma vie… Dès lors je n’avais plus qu’une idée en tête: partir étudier à l’étranger, de préférence en Erasmus!
4 ans plus tard j’ai enfin pu réaliser mon rêve, et depuis je ne cesse de voyager aux 4 coins du monde. Cette année-là, c’était la première fois que je vivais loin de chez moi et j’en ai profité à fond. J’habitais avec 9 autres étudiants internationaux et je me suis créé ma propre auberge espagnole ! Et puis, c’est cliché mais… j’ai rencontré mon compagnon lors de mon année Erasmus!

·        Pour quelles études ? 
     3ème année de licence d’anglais… J’ai toujours aimé les langues, et une licence d’anglais était à mes yeux le moyen le plus rapide d’atteindre mon objectif.

·        Maîtrisais-tu déjà la langue du pays ? 
     je maitrisais l’écrit (j’étais pas en fac d’anglais pour rien!), pour l’oral c’était une autre histoire… j’avais les mots, mais je n’étais pas du tout à l’aise pour parler en classe. Mais en immersion forcée dans un pays, on apprend très vite! Après quelques mois, je n’avais plus aucun problème pour parler, et puis en Erasmus, on est tous dans le même bateau, on est tous en phase d’apprentissage donc personne ne nous juge! Français, rassurez-vous, notre accent est apparemment très sexy et cute ;)
Mon ancienne prof de phonétique devrait faire un tour en Angleterre, personne n’a l’accent de la BBC dans la vraie vie….

·        Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

Le seul point négatif était le manque de suivi de l’université française…
Bizarrement, je me rendue compte que je ne souffrais pas trop de la séparation d’avec ma famille ou mes amis (dans le cas de ces derniers, ils sont très éparpillés donc ça explique aussi..) j’en ai au contraire profité pour faire de nouvelles rencontres! Mais je pense que si je ne m'étais pas aussi bien intégrée à chaque fois, j'aurais eu une expérience plus difficile.


Et pour découvrir de magnifiques endroits! (ici, Vancouver)

      Es-tu satisfait(e) de la qualité des cours ou du stage ?
Très satisfaite en ce qui concerne les études! Les universités anglo-saxonnes sont très différentes de ce qu’on peut expérimenter en France… Quand j’étudiais au Royaume Uni j’ai notamment eu la chance de pouvoir choisir des cours comme “introduction to American cinéma” avec des projections de films toutes les semaines, ou “Jane Austen in History”, l’Histoire au travers des livres d’Austen!
Là-bas, les barèmes de notation sont clairs et honnêtes (le prof ne note pas en fonction de lui comme en France) donc on sait à quoi s’attendre.
A vrai dire, j’ai dû attendre de faire des études au Canada pour enfin être fière de moi académiquement parlant : les cours étaient intéressants et j’ai retrouvé le plaisir de travailler dur pour avoir de bonnes notes (j’étais devenue très très blasée du système francais dès le lycée et faisait le minimum)
En ce qui concerne mon séjour comme assistante de langue, c’était plus mitigé… Disons que la plupart de mes élèves n’avaient vraiment pas envie d’être là, et je n’avais pas beaucoup de libertés pour changer tout ça, préparations aux GCSE et A-Level oblige (examens de fin de secondaire en angleterre)… Ce n’était pas très challenging et c’était même ennuyeux la plupart du temps… Alors j’ai essayé de me rendre plus utile, de prendre des initiatives. Heureusement, la vie en dehors du boulot était très chouette, et je suis beaucoup sortie avec mes autres collègues assistants de français et d’allemand.

·         Comment as-tu financé ce séjour ?
Pour Erasmus, j’étais boursière et j’ai obtenu des aides de la fac, du gouvernement et de l’Europe, et tout ça me suffisait largement pour vivre.
En assistanat j’étais payée et ça me suffisait pour vivre et voyager un peu dans le pays.
Pour mes études au Canada, ce sont mes parents qui m’ont aidée, et ont financé tout mon séjour… j’espère les rembourser quand j’aurais un job stable.

·         Quel type de logement as-tu trouvé ? 
    J’aime partager et découvrir d’autres cultures donc j’ai toujours choisi/trouvé des collocations multiculturelles! Mais bizarrement toutes celles dans lesquelles j’ai habité étaient sans locaux… Malgré cela, et dans tous les cas, la langue « officielle » de mes collocations était l’anglais. Rétrospectivement, j’ai eu beaucoup de  chance, mes collocs se sont toujours très bien passées, même à 12!! (pour 4 mois au Canada).

·         Qu’est-ce que ça t’a apporté ?
Des amitiés pour la vie, une grande ouverture d’esprit, un cahier de recettes bien rempli!
Plus sérieusement, je pense que tous ces séjours m’ont rendue plus mature et indépendante. Je  suis aussi devenue bilingue et j’ai enfin trouvé ma voie (dans l’enseignement du français langue étrangère… à l’étranger!). Bref, je me suis vraiment épanouie!

Un dimanche chinois à Vancouver

·        Gardes-tu des amis internationaux rencontrés pendant cette expérience ?  
     oui, et pas qu’un peu… On peut dire que j’ai maintenant un réseau international, ce qui est très pratique quand on voyage beaucoup et partout! Mais ça veut aussi dire encore plus d’au-revoir L

·         Recommanderais-tu de tenter cette expérience ? Pourquoi ? Quels conseils ?
FONCEZ!! Pour découvrir d’autres cultures, vous faire de nouveaux amis et devenir bilingues! Que cela soit pour des études ou un stage, une expérience à l’étranger sera toujours bénéfique. Même si vous hésitez pour diverses raisons (mal du pays, manque d’argent, etc…), Osez! Lancez-vous! Au final ces désagréments ne seront toujours que minimes face à ce que vous pourrez retirer de cette expérience. Vous en sortirez toujours grandis.

·         Est-ce ça t’a donné envie de voyager, ou de t’expatrier ? Où?
Plus je voyage et plus j’ai envie de voyager, j’ai attrapé le virus lors de mon premier long séjour à l’étranger! Pour l’instant tous mes longs séjours se sont déroulés en pays anglophone grâce à diverses opportunités que j’ai su saisir, mais je ne serais pas contre une expatriation en Asie pacifique avec mon compagnon… à suivre!

Aujourd’hui je suis à Melbourne, mais demain qui sait!

·         Peut-on lire ton parcours sur un blog ?
J’ai seulement commencé à bloguer avant de partir à Melbourne. Mais je compte bien rattraper mon retard, en parlant aussi d’expériences et de voyages passés! 

dimanche 8 juillet 2012

180°

 Où je pars à l'autre bout du monde *presque* sur un coup de tête

Ca commence par une histoire de plans...
Celà faisait un petit moment que je contemplais l'idée de partir en Working Holiday Visa en Australie... Les jobs en ligne étant très difficiles à trouver pour cette destination, je m'étais presque résolue à partir en janvier prochain pour postuler en alliance française (Plan B) si je ne trouvais pas de job autre part dans le monde d'ici là (Plan A). Mon plan C était de bosser dans une-boîte-de-tutorat-exploiteuse-de-profs de septembre à décembre pour mettre un peu d'argent de côté pour le plan B.

Le drapeau australien. J'ai appris que les étoiles à droite représentaient une constellation qu'on voit du ciel australien, et la grosse étoile à 7 branches en bas à gauche représente les 6 états et 2 territoires *Trivia time gracieusement offert par M. Tapir*
Début juin, j'ai candidaté pour un poste de lectrice en université à Melbourne (annonce miraculeusement trouvée en ligne). Les candidats selectionnés pour un entretien devaient être recontactés vers le 16-17 juin. N'ayant pas eu de nouvelles aux alentours de ces dates, j'en ai donc conclu que je ne faisais pas l'affaire pour ce poste (c'est souvent arrivé ces derniers mois... )

Vendredi 27 juin, je suis à table avec M. Tapir, un ami proche qui me parle tout le temps d'Australie, à quel point c'était génial et à quel point il veut y retourner (et c'est contagieux!Moi aussi je veux y aller!) et je viens de revenir de la fac où j'ai déposé 2/3 cv et lettres de motivation (j'en était passée aux candidatures spontanées). Tout d'un coup, le téléphone sonne...

Ca continue par un coup de fil providentiel ...
...C'est l'université de Melbourne! La lectrice choisie vient de se désister et comme j'étais très bien placée sur la liste... S'ensuit un entretien de 30 mn,  ce qui est un bon signe (15 mn annoncées au début). Je ne suis pas vraiment préparée, car encore un peu sous le choc, mais je pense arriver à montrer mon enthousiasme pour le poste et l'opportunité de venir en Australie et à faire état de mes compétences. Le responsable me faisant passer mon entretien me fait remarquer que j'ai beaucoup d'expérience dans le domaine du FLE (ça change des entretiens précédents!) et il m'apprend qu'il y avait 60 candidats à la base - et environ 4 entretiens téléphoniques au final. A ce moment là, quelque soit le résultat de l'entretien, j'ai envie de lui dire : MERCI, rien que pour l'ego boost, qui me remonte le moral en flèche!
Réponse lundi 30 juin, après consultation avec le collègue resté à Melbourne.

Je passe bien evidemment le reste de la journée extatique... Et être avec mon ami australianophile n'aide pas vraiment! Je passe le reste du weekend à faire pleins de plans et à psychoter... Et si j'étais prise? Non, il faut que j'arrête de me projeter sans être sûre.... Mais, et si? J'ai l'air si proche du but cette fois ci!
Dimanche soir, je me dis que finalement je serai  très déçue si je n'avais pas le poste...

Lundi arrive, et toujours pas de réponse... Je commence à me résoudre au pire... La mort dans l'âme j'envoi un email de relance au responsable en fin de journée.

Et ça fini par un coup de fil libérateur...
Mardi matin (le 3 juillet) je me lève hyper tôt (c'est extremement rare chez moi) pour consulter mes mails... J'ai enfin reçu une réponse! Le responsable va me rappeller en milieu de matinée, une décision à été prise... Je prend ça comme un bon signe et effectivement, quelques heures plus tard, on m'offre officiellement le poste! Alors non seulement j'ai un job, mais en plus c'est en Australie et à Melbourne de surcroit (capitale culturelle et culinaire, j'en bave déja) !Tu parles d'un retournement de situation...

J'aurai effectivement pu trouver pire! (source: wikipédia)

Par contre, le job commence le 23 juillet, NO PANIC! Autant dire que c'est demain! Ma famille et mes amis proches hallucinent un peu (un peu seulement, car ils commencent à me connaître!), mais ça fait des mois que j'attend le jour où je vais repartir donc je me sens parée!

Depuis mardi, je n'arrête pas les démarches, mais être deja partie loin longtemps aide vraiment beaucoup. On acquiet des automatismes et on se met en mode départ imminent! 

Visa : check, Billets: check. Départ : Mercredi 11 juillet. Arrivée à Melbourne : vendredi 13 juillet, 13h30 heure locale, 32h de voyage plus tard.

Le bonheur ne tient parfois qu'à un coup de fil!

Le plus drôle dans toute l'histoire, c'est que ce même vendredi 27 juin j'ai reçu un autre coup de fil positif, par rapport à l'un des CV que j'avais déposé à l'université le matin même.. Donc même si je n'avais pas eu le job à Melbourne, j'aurai sans doute pu bosser cet été!