Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles

lundi 3 février 2014

Des films qui font voyager #1 : The Lunchbox

J'ai découvert ce petit bijou très récemment, un feel-good movie (un film qui fait chaud au coeur, qui fait du bien) un film frais, drôle et touchant à la fois, un vrai coup de coeur.

The Lunchbox (2013)
Réalisé par Ritesh Batra (Inde)
Avec  Iirfan Khan, Nimrat Kaur, Nawazuddin Siddiqui
Version originale Hindi/anglais.
Durée : 1h44


Synopsis : Sur les conseils de sa voisine, Ila décide de préparer un bon petit plat pour reconquérir son mari qui ne la regarde plus. Confiante, elle le confie à un service de livraison. Mais le soir quand il rentre, elle attend en vain des compliments... Après quelques jours elle s'apercoit finalement que sa lunchbox n'a pas été livré à la bonne personne et décide donc de correspondre avec l'inconnu qui mange ses bons petits plats. C'est Sajaan, un employé de bureau aigri et proche de la retraite, qui les réceptionne....


Ce film est une plongée dans le quotidien de gens ordinaires, une belle jeune femme au foyer qui se sent délaissée, un employé de bureau aigri et son jeune collègue débutant prêt à tout pour bien faire, interprétés avec brio par un trio d'acteurs épatants.

Ici l'Inde que l'on découvre est loin des clichés Bollywoodiens, elle fait plus authentique, moins fantastique. Au milieu du bruit, des couleurs et des senteurs (que l'on se prend à imaginer quand tous les bons petits plats sont décrits!) on découvre une curiosité culturelle (pour nous français) : le système des lunchbox.

La lunchbox -qui donne son titre au film- est une pratique spécifique à l'Inde (en particulier à Mumbai): dans la classe sociale moyenne, la plupart des employés de bureau se font préparer à manger par leur épouse ou un traiteur, et leur gamelle ("lunchbox") leur est livrée sur leur lieu de travail à l'heure du repas par une cohorte de coursiers spécialisés. Ainsi, chaque jour, des dizaines de milliers de repas sont réceptionnés à domicile et bringuebalés dans toute la ville par tous les moyens de transports possibles et inimaginables pour finalement arriver à bon port, sans "jamais aucune erreur" (ou tout du moins c'est ce que les livreurs nous assurent!).

Mi satire sociale, mi comédie sentimentale, le film sonne toujours juste et vous donnera l'eau à la bouche!

Un conseil : prévoyez de manger indien à l'issue de votre visionnage, vous en aurez une envie folle car la cuisine est au centre du film!
 
"Ma mère disait toujours : le mauvais train peut vous amener à la bonne gare"

[EDIT 3/03] "Dabawalla" de The Perennial Plate sur viméo. très chouette vidéo sur les Dabawalla, ces hommes qui transportent les lunchboxes. (VO ST anglais, 3.50')

mercredi 3 octobre 2012

Des films qui marquent...

Je n’ai jamais regardé autant de films que depuis que je suis ici… C’est que ma colloc S. est toujours partante pour une séance impromptue!


Habiter Melbourne est un bonheur pour les cinéphiles, puisque chaque semaine, on trouve un type de festival du film différent : russe, anime japonais, italien, film environnemental, j'en passe et des meilleurs… Le seul inconvénient est le prix exorbitant d’une place de ciné, de 15 à 25$ (imax) pour une place adulte! Récemment s’est tenu le festival du film coréen et nous avons donc décidé d’organiser un festival alternatif à la maison. Résultat : 10 films coréens en 10 jours, et de très belles découvertes en prime!

Depuis, on réfléchit au thème de notre prochain festival ciné… Mais en attendant nous faisons de magnifiques découvertes, comme « Departures » (film japonais de Yôjirô Takita, lauréat de l’oscar du meilleur film étranger) ou encore « Mary and Max » (film d’animation australien d’Adam Elliot se déroulant à Melbourne et New York). 

  C’est le genre de film sur lequel on tombe par hasard, et qui nous prend au cœur et aux tripes sans que l’on s’y attende. C’est le genre de film qui nous émeut, qui nous secoue, qui nous fait rire et pleurer… Le genre de film qui capture certaines émotions si parfaitement et de manière si saisissante qu’il nous touche d’une façon puissante et totalement imprévisible. Ce sont des films dramatiques abordant des thèmes sensibles mais universels, et pourtant, leur fin nous rend toujours calmes et sereins. Et c’est un sentiment qui reste en nous longtemps après la fin du film… 

 
Je me rappelle de quelques autres films qui m’ont émue comme ceux-là l’ont fait et qui m’ont fait ressentir le même genre d’émotions :
- Das Leben Der Anderen (La vie des autres) de Florian Henckel von Donnersmarck (Allemagne)
- Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (France)
- Joyeux Noel de Christian Carion (France)
- La vita è bella (La vie est belle) de Roberto Begnini (Italie)
- La vie est un miracle d'Emir Kusturica 
- Diarios de motocicleta (Carnets de voyages) de Walter Salles (div., VO espagnol)
- Locataires de Kim Ki-Duk (Corée)
- Little Miss Sunshine de J.Dayton/ V. Faris (Etats-Unis)
- Tokyo Godfathers de Satoshi Kon (Japon)
- Les films de Radu Mihaileanu : Train de vie / Vas, vis et deviens / Le concert

Et pour finir, un superbe morceau issu de la bande originale de Mary & Max : Perpetuum Mobile par Penguin Café Orchestra

lundi 20 août 2012

Melbourne culturelle

Melbourne est une ville en constante effervescence, et sur le plan culturel, c’est un rêve! 

Rien que cette semaine par exemple, accompagnée de A-san ma super collègue:

        
   Mercredi, nous avons vu « Summer Wars », anime japonais de Mamoru Hosoda, en projection gratuite à la State Library of Victoria dans le cadre du cycle ’“Outside-in cinema”. C’est un peu le même concept que le cinéma de plein air gratuit en été chez nous, sauf que là c’est en hiver (dans l’hémisphère sud) dans une bibliothèque ! Avec des transats, des poufs et des cousins ! 
     Une très bonne soirée… Mon seul regret : une diffusion en version anglaise qui m’a un peu gâché le film. Décidemment,  J’ai vraiment une phobie des versions doublées…..







Samedi, nous sommes allées voir le dessin animé “Le magasin des suicides” de Patrice Leconte (adapté du livre éponyme de Jean Teulé que j’avais ADORÉ) dans le cadre du MIFF (Festival international du film de Melbourne). L'animation était absolument fantastique, mais Patrice Leconte a fait d'une savoureuse histoire décalée à l'humour très noir une version édulcorée disneyifiée... Trop de chansons, trop de gaité, de couleurs vives, et cette fin... complétement changée par rapport au livre... trop de glucose, c'est l'overdose!! Au final, je ressors donc déçue de cette adaptation.

     En se baladant un peu mercredi, nous sommes tombées par hasard sur cette petite statue très originale dans Chinatown. Intriguées, nous avons fait nos petites recherches, et il s’est avérée qu’elle faisait partie de « Mali in the city », une « expo de plein air» de 50 éléphants décorés par des artistes et disséminés dans la ville pour célébrer les 150 ans du zoo de Melbourne.
            Samedi, cette fois-ci accompagnées de S. ma super colloc, nous sommes retournées à la chasse aux éléphants! Nous en avons déniché une dizaine ce soir-là, mais d'ici fin septembre on voudrait tous les trouver.... Photos à venir!