Pour ma première soirée à Melbourne, ma
collègue m’avait emmenée à une soirée du 14 juillet organisée par
des amis français. Ca a beau être notre fête nationale, je ne l’avais jamais
célébrée de ma vie! Mais je me suis dit que ça serait une bonne occasion de
rencontrer du monde. Même si en général j’essaye d’éviter les francais à l’étranger,
parfois c’est bien d’en connaitre si le mal du pays nous prend! (ou pour
bitcher sur nos "ennemis historiques", on en reparlera plus bas!)
L’après-midi on avait écumé le centre-ville à
la recherche de produits typiques français, ou plutôt « pseudo-typiques »
étant donné la phobie des australiens quant à l’importation alimentaire. Au
final on a trouvé des placebos pas mauvais du tout, brie néo-zélandais et
petits pains australiens… Et quand même du fromage de chèvre français pour le
kiff, oui oui! – Mais c’était du
soignon hein, faut quand même pas s’attendre au St Maure de Touraine!
La soirée mélangeait Français et Australiens
francophiles (ou ayant juste envie de faire la fête, qui sait). Certains
étaient venus déguisés et c’était assez fascinant de voir comment les
australiens se représentaient physiquement notre culture : beaucoup de
noir, de bérets, de petites moustaches, de baguettes et de t-shirts rayés! L’un
était même venu en Napoléon avec son bicorne et son épée en plastique, c’était plutôt
cocasse. Un autre représentait Sartre (c’est tout du moins ce qu’il m’a dit),
tout de noir vêtu, avec les lunettes et le détail qui tue : la pipe. Je n’ai
pas osé lui dire que Sartre ne portait ni moustache, ni béret (ça aurait cassé
le mythe français ;)
On a pas mal parlé avec un couple de français de notre rapport avec les anglo-saxons… On en a convenu qu’ils étaient d’un abord
très facile (c’est d’ailleurs agréablement choquant au début) mais qu'il était finalement très difficile
de s’en faire des amis. P. m’a parlé d’un incident à son travail où il avait bossé
des semaines sur un projet, pensant que tout allait bien puisque son
superviseur australien ne lui faisait que des remarques positives… Il s’est avéré
par la suite que ça n’allait pas du tout, mais dans la mentalité anglo-saxonne
on ne dit pas vraiment les choses en face…
Évoquer cette superficialité typiquement
anglo-saxonne dans les relations nous a finalement fait apprécier la franchise
typiquement française!
En parlant de franchise, j’abhorre toujours autant Cloclo.
Faut pas poussez quand même.
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