mardi 2 avril 2013

Le street art à Melbourne

Le street art fait partie intégrante de Melbourne et c’est à mes yeux ce qui donne tout son charme à la ville. Comme à Barcelone, Melbourne et son street art, c’est une véritable histoire d’amour!
Fresque de Rone à Hosier Lane

Une multitude de petites ruelles sillonnent le centre-ville, et les graffers et taggers s’en donnent à cœur joie. Il n’y a pas une ruelle dénuée d’art ou de graffiti, chaque surface est utilisée, couverte et recouverte, encore et encore.
Ganesh à Hosier Lane, on peut aussi observer une multitude de graffiti tout autour.

Ce que j’aime, c’est l’imprévu… Au détour d’une ruelle que l’on a passé des dizaines de fois, dans chaque recoin de la ville et de ses quartiers les plus étendus, de jour comme de nuit, on peut soudain découvrir un nouveau détail insolite.
Neon Natives, près de Flinders Lane

On ne fait pas de simples tags à Melbourne, non, ici c’est tout un art… Et la barre est placée très haut. Les artistes (à ce niveau ils méritent cette appellation) n’utilisent pas seulement de la peinture, mais aussi des pochoirs, des stickers, des installations, du papier mâché, etc… Tous les moyens sont bons pour apposer sa marque sur les murs de la ville ! 
Ici le mot d'ordre est : "do art, not tags" : "faites de l'art, pas des tags"
Collage
Un style assez insolite!

À force, on peut reconnaitre la « patte » d’artistes et d’ailleurs, certains sont commissionnés par la ville ou même exposés dans des galleries d’art locales (voire même nationales ou internationales), comme Ruskidd, Rone ou Ha-Ha
Le français Invader, L’américain Keith Haring et le Britannique Banksy sont aussi passés par Melbourne, vous pourrez vous amuser à les chercher!
Un artiste en action à Hosier Lane
À Melbourne, le street art a même son propre jargon :
On se réfère au « street art » ou « post graffiti » par opposition au « graffiti » qui est un tag simple (une signature, souvent un pseudonyme), démontrant peu ou pas de savoir-faire dans sa réalisation et est illégal à Melbourne.
Les « graffers » et « writers » sont des artistes qui montrent un véritable savoir-faire dans leur domaine, créant souvent des pièces complexes, étoffées, recherchées voire même controversées, à la différence des « taggers » dont les graffiti ornent transports en commun, voitures, etc… et sont considérés comme du vandalisme.
Union Lane... "Get lost with art", un clin d'oeil au nom de mon blog !

A l’office du tourisme on peut se procurer une carte qui recense les principales rues et ruelles où l'on peut admirer le street art en centre-ville… Mais si vous avez un peu de temps, je vous conseille de vous « perdre » dans la ville et de découvrir par vous-même tout ce qu’elle recèle... Ou de joindre une visité guidée, organisée par les street artists eux-mêmes!
Union Lane
La nuit, center place change de visage, et le street art se révèle sur les devantures
L'incontournable Hosier Lane, la nuit

Si vous êtes prêts à voyager un peu plus loin que le centre, la ligne de tram 86 est sans doute la plus grande gallerie de street art à ciel ouvert au monde… Depuis le centre-ville, en passant par les quartiers au nord de Melbourne, Fitzroy, Collingwood et Northcote, venez la découvrir pour  juste le prix d'un ticket!
Superbe fresque à Fitzroy

Alors un conseil, si vous venez visiter Melbourne un jour, ouvrez l’œil, vous ne serez pas déçus !

2 commentaires:

  1. Bonjour Msmoulin!

    Quel blog original, qui sort de l'ordinaire, je suis certaine que très peu de personnes connaissent autant de lieux atypiques.
    Je me présente, Laura, conseillère pour un organisme de vente de séjours linguistiques en ligne: voyage-langue.
    Nous aurions besoin de quelqu'un comme vous dans notre rubrique "blogs témoignages" afin que nos futurs étudiants australiens connaissent de tels lieux.
    Voici notre blog: voyagelangue.blogspot.fr

    Bonne continuation

    Laura

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  2. Bonjour Laura,
    Merci! Libre à vous de m'ajouter dans votre rubrique, n'hésitez pas à me recontacter par email si vous avez besoin de quoi que ce soit!
    Cordialement,

    Marion
    moulin.marion@gmail.com

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