lundi 16 juillet 2012

On se sent toujours un peu plus français à l’étranger.

Être à l’étranger et être confronté d’autres cultures permet de beaucoup réfléchir à sa propre culture et de ce que signifie être français.

Pour ma première soirée à Melbourne, ma collègue m’avait emmenée à une soirée du 14 juillet organisée par des amis français. Ca a beau être notre fête nationale, je ne l’avais jamais célébrée de ma vie! Mais je me suis dit que ça serait une bonne occasion de rencontrer du monde. Même si en général j’essaye d’éviter les francais à l’étranger, parfois c’est bien d’en connaitre si le mal du pays nous prend! (ou pour bitcher sur nos "ennemis historiques", on en reparlera plus bas!)

L’après-midi on avait écumé le centre-ville à la recherche de produits typiques français, ou plutôt « pseudo-typiques » étant donné la phobie des australiens quant à l’importation alimentaire. Au final on a trouvé des placebos pas mauvais du tout, brie néo-zélandais et petits pains australiens… Et quand même du fromage de chèvre français pour le kiff, oui oui! – Mais c’était du soignon hein, faut quand même pas s’attendre au St Maure de Touraine!

La soirée mélangeait Français et Australiens francophiles (ou ayant juste envie de faire la fête, qui sait). Certains étaient venus déguisés et c’était assez fascinant de voir comment les australiens se représentaient physiquement notre culture : beaucoup de noir, de bérets, de petites moustaches, de baguettes et de t-shirts rayés! L’un était même venu en Napoléon avec son bicorne et son épée en plastique, c’était plutôt cocasse. Un autre représentait Sartre (c’est tout du moins ce qu’il m’a dit), tout de noir vêtu, avec les lunettes et le détail qui tue : la pipe. Je n’ai pas osé lui dire que Sartre ne portait ni moustache, ni béret (ça aurait cassé le mythe français ;)


On a pas mal parlé avec un couple de français de notre rapport avec les anglo-saxons… On en a convenu qu’ils étaient d’un abord très facile (c’est d’ailleurs agréablement choquant au début) mais qu'il était finalement très difficile de s’en faire des amis. P. m’a parlé d’un incident à son travail où il avait bossé des semaines sur un projet, pensant que tout allait bien puisque son superviseur australien ne lui faisait que des remarques positives… Il s’est avéré par la suite que ça n’allait pas du tout, mais dans la mentalité anglo-saxonne on ne dit pas vraiment les choses en face…
Évoquer cette superficialité typiquement anglo-saxonne dans les relations nous a finalement fait apprécier la franchise typiquement française!

En parlant de franchise, j’abhorre toujours autant Cloclo. Faut pas poussez quand même.

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